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Une étude indépendante de l’UQAM mesure pour la première fois les retombées de MUSIQC sur les écoutes Spotify et met en lumière le potentiel d’une initiative québécoise de découvrabilité musicale.
Montréal, le 2 novembre 2026 – La SPACQ-AE partage aujourd’hui les résultats d’une étude d’impact indépendante menée par l’Université du Québec à Montréal (UQAM), qui met en lumière les retombées significatives de la plateforme MUSIQC sur les écoutes musicales.
Réalisée par Alexis Perron-Brault, Ph. D., professeur au département de marketing de l’ESG UQAM, avec la collaboration de Destiny Tchéhouali, professeur au Département de communication sociale et publique de l’UQAM, cette étude apporte un nouvel éclairage sur la capacité d’une initiative québécoise de découvrabilité à favoriser l’écoute des œuvres musicales d’ici.
L’étude porte sur les ajouts aux listes de lecture MUSIQC effectués entre février 2025 et août 2026, à partir des données d’écoute Spotify recueillies de septembre 2023 à septembre 2026.
Les résultats révèlent une hausse des écoutes sur cette plateforme dès les quatre premières semaines suivant l’ajout d’une chanson à une liste de lecture MUSIQC.
Faits saillants:
- +6,1 % d’écoutes pour les chansons de catalogue, soit celles de plus de 18 mois;
- +13 % d’écoutes pour les chansons plus récentes, âgées de 3 à 18 mois;
- Des retombées proportionnellement plus importantes pour les artistes moins connus et pour les titres de catalogue moins écoutés.
- Un effet durable pour les chansons récentes, qui bénéficient encore de 10 % à 16 % d’écoutes supplémentaires entre la 13e et la 24e semaine suivant leur ajout;
- Environ 8,8 millions d’écoutes Spotify supplémentaires estimées sur 12 semaines pour les 90 % de chansons les moins écoutées;
- Un effet plus marqué pour les chansons ajoutées au lancement de MUSIQC, période qui coïncidait avec une forte visibilité médiatique et une fréquentation particulièrement élevée de la plateforme.
« Depuis le lancement de MUSIQC, nous défendons une conviction simple : pour que nos musiques soient écoutées, il faut d’abord qu’elles soient visibles pour être découvertes. Aujourd’hui, cette étude nous permet enfin de commencer à mesurer concrètement les retombées de cette exposition. Derrière chaque écoute supplémentaire, il y a une œuvre, un artiste et des professionnels de la musique qui ont une meilleure chance de rejoindre leurs publics. », déclare Ariane Charbonneau, directrice générale de la SPACQ-AE.
La découvrabilité musicale : des résultats scientifiques qui dépassent les algorithmes
L’étude s’appuie sur une analyse quantitative des données d’écoute Spotify et sur différentes méthodes statistiques visant à comparer l’évolution des chansons ajoutées à MUSIQC à celle de chansons comparables qui n’avaient pas encore été ajoutées à ses listes de lecture, ou ne l’ont jamais été.
Les résultats concernent pour l’instant Spotify uniquement. Ils ne permettent donc pas de mesurer l’ensemble des retombées potentielles sur les autres services de musique en ligne.
« Nos analyses mettent en évidence une augmentation statistiquement mesurable des écoutes à la suite de l’intégration de chansons aux listes de lecture MUSIQC. Les effets observés sont particulièrement intéressants pour les œuvres qui disposent initialement d’une visibilité plus limitée. Ces résultats permettent de mieux documenter la contribution potentielle des initiatives de promotion active des œuvres musicales dans l’environnement numérique. Nous remercions la SPACQ-AE de nous avoir donné accès aux données de MUSIQC pour en faire une étude de cas pour la découvrabilité de nos musiques. », explique Alexis Perron-Brault, Ph. D., professeur en marketing à l’UQAM.
Ces résultats prennent une importance particulière dans un contexte où la place de la musique francophone sur les plateformes numériques suscite des préoccupations croissantes. Les travaux récents du Commissaire à la langue française rappellent notamment la nécessité de renforcer l’exposition des œuvres francophones et leur rencontre avec les publics.
« Les algorithmes ne sont pas les seuls responsables des difficultés de découvrabilité de nos musiques, mais ils peuvent contribuer à maintenir certaines œuvres dans des espaces de visibilité restreints. Les résultats de l’étude montrent l’intérêt d’explorer des approches complémentaires, fondées sur la médiation humaine, la diversité culturelle et la mise en valeur active des répertoires francophones. Ils alimentent également une réflexion plus large sur la mise en œuvre de politiques publiques nécessaires pour renforcer la présence de nos cultures dans l’environnement numérique. Ce qui se joue ici au Québec rejoint un combat que devrait mener ensemble toute la Francophonie pour une meilleure promotion et protection de la riche diversité de nos expressions culturelles en ligne. », souligne Destiny Tchéhouali, professeur au Département de communication sociale et publique de l’UQAM, titulaire de la Chaire UNESCO en communication et technologies pour le développement et cotitulaire de la Chaire de recherche du Québec sur l’intelligence artificielle et le numérique francophones.
MUSIQC fait ses preuves : assurons la pérennité de son financement
Les résultats de cette étude renforcent la nécessité de soutenir durablement les initiatives de découvrabilité développées par le milieu culturel, notamment celles qui ont vu le jour grâce à des investissements publics.
Dans une lettre ouverte publiée en avril 2025, la SPACQ-AE demandait déjà au gouvernement de la CAQ de contribuer au financement récurrent de MUSIQC afin d’assurer la pérennité et le développement de la plateforme.
Un an et demi plus tard, cette demande demeure entière. La SPACQ-AE souhaite que le nouveau gouvernement saisisse l’occasion de franchir une étape à laquelle le précédent n’a pas donné suite : passer d’un soutien ponctuel à un engagement durable envers une initiative de découvrabilité musicale qui fait ses preuves.
Depuis son lancement, MUSIQC a franchi des étapes déterminantes : plus de 300 000 utilisateurs, avec un taux de visites récurrentes de 66 %, plus de 500 listes de lecture créées par près de 200 programmateurs et plus de 6 000 artistes mis en valeur.
À cela s’ajoutent un rayonnement international, la reconnaissance des milieux culturel et technologique, plusieurs prix et, désormais, une étude indépendante qui permet de mesurer ses retombées sur les écoutes musicales.
Et tout cela, grâce au travail d’un organisme à but non lucratif et d’une petite équipe disposant de ressources limitées.
Que faudra-t-il de plus pour reconnaître la nécessité de pérenniser cette initiative?
La SPACQ-AE en profite pour rappeler que les investissements publics consacrés à la création, à la production et à la mise en marché de nos musiques doivent également s’accompagner de moyens pour assurer leur visibilité et leur écoute.
L’étude rappelle également l’importance de la promotion et de la visibilité des initiatives de découvrabilité elles-mêmes. Il ne suffit pas de rendre nos musiques accessibles : encore faut-il donner aux publics les moyens de les découvrir.
L’organisation souhaite ainsi engager un dialogue avec le nouveau gouvernement du Québec et le ministre de la Culture, du Patrimoine, des Communications et de la Langue française, Pascal Bérubé, afin d’examiner les possibilités de financement stable et récurrent de MUSIQC.
« Nous investissons dans la création de nos musiques depuis des décennies. Il faut maintenant investir aussi dans leur capacité à rejoindre leurs publics. La réglementation des plateformes numériques est essentielle, mais elle ne peut constituer notre seule réponse aux défis de la découvrabilité. Nous devons aussi soutenir les solutions concrètes, par et pour notre milieu. MUSIQC est un outil collectif développé chez nous, qui conjugue innovation technologique, expertise du milieu musical et promotion de la diversité culturelle, au bénéfice des artistes et de toute notre industrie. Aujourd’hui, les résultats d’une étude scientifique indépendante viennent confirmer une fois de plus ce que nous défendons depuis le début : MUSIQC est une initiative pertinente, nécessaire et porteuse de résultats concrets pour nos musiques. Il est temps de donner à MUSIQC les moyens de poursuivre son développement et son rayonnement avec un financement prévisible et durable, à la hauteur des ambitions du Québec en matière de découvrabilité et de rayonnement de la culture francophone », conclut Ariane Charbonneau.
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Demandes médias SPACQ-AE/ MUSIQC
Ariane Charbonneau, Directrice générale SPACQ-AE
acharbonneau@spacq-ae.ca
Demandes médias UQAM
Cyrille Batalla, Conseiller en communication, Division des relations avec la presse et événements spéciaux, Service communication de l’UQAM
batalla.cyrille@uqam.ca
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