
Montréal, le 22 juin 2026 – La SPACQ-AE accueille favorablement le dévoilement de la Stratégie québécoise de l’audiovisuel 2026-2031 par le gouvernement du Québec, la première ministre Christine Fréchette et le ministre de la Culture et des Communications Mathieu Lacombe, en présence de Véronique Fontaine (CALQ) et Louise Lantagne (SODEC). Dans un contexte de profondes transformations, cette stratégie constitue un signal fort quant à l’importance de soutenir un secteur qui contribue de manière significative à l’économie, à l’emploi, à la vitalité culturelle et au rayonnement du Québec.
« Au Québec, le secteur de l’audiovisuel est un important levier de développement économique. On parle de 50 000 emplois au total et une contribution de plus de trois milliards de dollars au PIB, c’est colossal », a affirmé Christine Fréchette au début de son allocution. « Des retombées économiques qui surpassent celles des mines, de la foresterie et des technologies de l’information. »
L’industrie audiovisuelle représente un pilier stratégique de l’écosystème culturel québécois. Au-delà de son apport économique, elle joue un rôle essentiel dans la transmission de notre identité, de notre langue et de nos récits collectifs. La SPACQ-AE se réjouit de voir le gouvernement reconnaître l’importance de renforcer les capacités de création, de production, de diffusion et d’exportation des œuvres québécoises.
La stratégie propose une vision à long terme fondée sur quatre grands objectifs : mieux rejoindre les publics, adapter les modèles de création et de diffusion aux nouvelles habitudes de consommation, renforcer la souveraineté culturelle du Québec et assurer la pérennité de l’écosystème audiovisuel. Le gouvernement prévoit d’abord déployer de nouvelles mesures de soutien avant d’entreprendre, dans un second temps, des réformes plus structurantes touchant notamment les cadres législatifs, les mécanismes réglementaires et les outils fiscaux.
« La culture n’est pas seulement une dépense, c’est un investissement. En soutenant l’audiovisuel, le gouvernement investit dans des milliers d’emplois qualifiés, dans notre souveraineté culturelle et dans la capacité du Québec à raconter ses propres histoires », souligne Ariane Charbonneau, directrice générale de la SPACQ-AE.
La musique : une composante essentielle de l’expérience audiovisuelle
La SPACQ-AE accueille favorablement la place accordée à la musique dans la Stratégie québécoise de l’audiovisuel 2026-2031. Cette reconnaissance est importante puisque la musique contribue directement à la qualité artistique, à l’identité culturelle et au rayonnement des productions audiovisuelles québécoises.
Qu’il s’agisse de musique préexistante intégrée aux productions ou de musique originale composée spécialement pour l’image, les créateurs et créatrices de la musique participent pleinement à la valeur culturelle, émotionnelle et commerciale des œuvres audiovisuelles.
La SPACQ-AE se réjouit particulièrement des mesures visant à favoriser une plus grande présence de la musique québécoise au sein des productions audiovisuelles.
La Stratégie prévoit notamment que la SODEC poursuive la consolidation des incitatifs existants et examine la possibilité d’en créer de nouveaux afin d’encourager l’intégration de la musique québécoise dans les productions audiovisuelles. Elle annonce également l’ajout d’incitatifs financiers totalisant 1,25 M$ afin de favoriser une plus grande présence de la musique québécoise dans les productions soutenues par la SODEC.
La SPACQ-AE accueille très favorablement cette orientation, qui reconnaît à la fois la contribution des auteurs, compositeurs et interprètes dont les œuvres enrichissent les productions audiovisuelles ainsi que celle des compositeurs et compositrices de musique à l’image qui créent des œuvres originales spécialement destinées à l’écran.
Ces orientations rejoignent plusieurs recommandations formulées par l’organisation dans le cadre des travaux du Groupe de travail sur l’avenir de l’audiovisuel au Québec (GTAAQ), notamment en ce qui concerne la valorisation des œuvres musicales québécoises et canadiennes dans les productions soutenues par l’État. La SPACQ-AE constate avec satisfaction que plusieurs des préoccupations exprimées par le milieu lors des travaux du GTAAQ trouvent aujourd’hui un écho concret dans les orientations retenues par le gouvernement.
La SPACQ-AE rappelle également que le développement de l’audiovisuel québécois passe par une reconnaissance accrue du rôle des compositeurs et compositrices de musique à l’image, dont les créations originales contribuent directement à l’identité des productions, à leur qualité artistique ainsi qu’à leur rayonnement au Québec et à l’international.
La SPACQ-AE demeurera attentive à la mise en œuvre des mesures annoncées afin que l’ensemble des auteurs, compositeurs, et artistes entrepreneurs que représente la SPACQ-AE, puissent pleinement bénéficier des retombées des investissements consentis au secteur audiovisuel.
L’organisation voit également d’un bon œil les mesures destinées à favoriser l’entrepreneuriat culturel et à soutenir les créateurs qui développent et diffusent leurs contenus sur les plateformes numériques. Cette reconnaissance de l’entrepreneuriat artistique rejoint plusieurs des représentations effectuées par la SPACQ-AE au cours des dernières années afin de mieux faire reconnaître la place grandissante des artistes entrepreneurs dans l’écosystème culturel québécois.

Soutenir la demande autant que l’offre
Si les investissements destinés à la création et à la production sont nécessaires, ils ne pourront à eux seuls assurer la pérennité de nos œuvres.
La SPACQ-AE estime qu’une stratégie culturelle moderne doit également agir sur le développement de la demande. Dans un environnement marqué par l’abondance des contenus et la concurrence accrue des plateformes mondiales, il devient essentiel de multiplier les occasions de rencontre entre les œuvres québécoises et leurs publics.
Les défis auxquels fait face l’audiovisuel québécois ne relèvent pas uniquement de la capacité de produire des œuvres. Le Québec dispose d’un écosystème créatif dynamique et d’une offre culturelle abondante. L’enjeu consiste désormais à renforcer les mécanismes qui favorisent la rencontre entre les œuvres et les publics.
Cela passe notamment par le maintien et le renforcement des initiatives culturelles en milieu scolaire, par une collaboration accrue avec le ministère de l’Éducation ainsi que par une meilleure présence des contenus culturels québécois dans les bibliothèques, les institutions publiques, les événements soutenus par l’État et les espaces commerciaux. Ces lieux constituent des leviers importants pour favoriser la rencontre entre les œuvres et les citoyens.
La découvrabilité représente aujourd’hui une condition essentielle au rayonnement des œuvres québécoises et à la pleine réalisation des retombées des investissements publics en culture.
« Nous devons continuer à investir dans l’offre, mais également dans la capacité de nos citoyens à découvrir, apprécier et choisir les œuvres d’ici. Investir dans la culture, c’est non seulement soutenir la création, mais aussi développer les publics. Si ces investissements demeurent essentiels, une part croissante des efforts devra désormais être consacrée à l’éducation culturelle et à la découvrabilité afin de renforcer durablement la demande pour les contenus québécois », ajoute Mme Charbonneau.
Les leviers fiscaux doivent continuer d’évoluer
La SPACQ-AE salue également les travaux annoncés concernant l’évolution des leviers fiscaux destinés au secteur audiovisuel.
Dans le cadre des consultations prébudgétaires du gouvernement du Québec, l’organisation avait formulé plusieurs recommandations visant à moderniser les mécanismes de soutien public afin qu’ils reflètent mieux les réalités actuelles de la création, de la production, de la découvrabilité et de l’entrepreneuriat culturel.
La SPACQ-AE rappelle également qu’elle a déposé, le 13 juin dernier, un mémoire dans le cadre de la consultation menée par la SODEC en vue de l’élaboration de son prochain Plan stratégique 2027-2031. Plusieurs des enjeux soulevés dans ce mémoire, notamment en matière de découvrabilité, d’entrepreneuriat artistique rejoignent les réflexions entourant l’avenir des industries culturelles québécoises.
La SPACQ-AE demeurera attentive à la mise en œuvre de ces mesures afin que les outils fiscaux continuent de soutenir efficacement la compétitivité, la création et le rayonnement des œuvres québécoises.
Une stratégie pour l’audiovisuel, mais aussi pour l’audio
La SPACQ-AE souligne enfin qu’il demeure urgent de doter le Québec d’une vision globale pour le secteur de l’enregistrement sonore.
Alors que le gouvernement se dote aujourd’hui d’une stratégie structurante pour l’audiovisuel, le secteur de l’enregistrement sonore demeure l’un des parents pauvres du financement culturel public québécois, malgré sa contribution économique, son potentiel d’exportation et son rôle central dans le rayonnement de la culture québécoise. Pourtant, les auteurs, compositeurs et artistes entrepreneurs de la musique font face à des défis tout aussi importants liés à la découvrabilité, à la transition numérique, à la rémunération et à l’exportation.
La reconnaissance de la musique au sein de la Stratégie québécoise de l’audiovisuel démontre d’ailleurs que le gouvernement reconnaît le rôle stratégique que jouent les œuvres musicales dans le rayonnement de la culture québécoise. Cette avancée doit maintenant s’accompagner d’une réflexion plus large sur l’avenir du secteur de l’audio et de l’enregistrement sonore.
La SPACQ-AE estime qu’il est désormais temps d’engager une réflexion gouvernementale menant à l’élaboration d’une véritable Stratégie québécoise de l’audio afin d’assurer un développement cohérent et durable de l’ensemble de l’écosystème musical.
« L’audiovisuel et l’audio partagent plusieurs défis communs. Le Québec fait aujourd’hui un pas important pour son secteur audiovisuel. Nous nous réjouissons notamment de voir la musique québécoise faire l’objet d’une mesure dédiée au sein de cette stratégie, ce qui témoigne de son apport essentiel à la vitalité et au rayonnement des productions d’ici. Il faudra maintenant veiller à ce que cette reconnaissance bénéficie autant aux compositeurs de musique à l’image qu’aux auteurs, compositeurs et interprètes dont les œuvres enrichissent les productions audiovisuelles. » conclut Ariane Charbonneau.
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Demandes médias
Ariane Charbonneau, Directrice générale SPACQ-AE
acharbonneau@spacq-ae.ca
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*La forme du masculin a été utilisée afin d’alléger le texte de cette communication.





