
Montréal, le 18 mars 2026 — La SPACQ-AE prend acte du budget 2026-2027 du gouvernement du Québec, qui mise sur la stabilité et la prévisibilité des investissements en culture, notamment par une bonification des mesures destinées au secteur audiovisuel.
La SPACQ-AE salue cette bonification, qui témoigne de la reconnaissance de l’importance stratégique de l’audiovisuel dans l’économie culturelle québécoise. Elle rappelle toutefois que ces investissements doivent également générer des retombées concrètes pour le secteur musical, notamment par une meilleure intégration de la musique québécoise dans les productions audiovisuelles.
« La musique est un maillon essentiel de l’écosystème audiovisuel. Les investissements annoncés représentent une opportunité importante, mais encore faut-il s’assurer qu’ils bénéficient pleinement aux créateurs et créatrices d’ici. » mentionne Ariane Charbonneau, Directrice générale.
Des mesures positives pour la découvrabilité et les publics
Le budget comporte également des éléments encourageants pour l’écosystème culturel.
La SPACQ-AE souligne notamment l’octroi de 6 M$ sur trois ans pour soutenir la Vitrine culturelle, une initiative importante qui contribue à la découvrabilité des arts vivants.
L’organisation accueille aussi favorablement l’investissement de 119 M$ sur cinq ans pour maintenir le financement de la culture à l’école et des sorties scolaires en milieu culturel, un levier essentiel pour le développement de publics.
Dans un contexte où la musique québécoise peine à rejoindre les jeunes auditoires, ces mesures jouent un rôle structurant en favorisant une première rencontre significative avec la culture d’ici, un enjeu central soulevé par la SPACQ-AE dans son mémoire.
Des recommandations importantes non retenues
Malgré ces avancées, la SPACQ-AE constate avec déception que plusieurs recommandations clés formulées dans son mémoire prébudgétaire n’ont pas été retenues.
L’organisation déplore notamment l’absence de mesures visant à moderniser les crédits d’impôt culturels, un levier pourtant central pour soutenir la création musicale et assurer une répartition plus équitable des retombées économiques.
La SPACQ-AE avait recommandé des ajustements afin de mieux refléter la réalité des artistes entrepreneurs et de maximiser les retombées de la musique québécoise .
Un angle mort : la découvrabilité
La SPACQ-AE se dit également préoccupée par l’absence de financement dédié au Bureau de la découvrabilité, pourtant au cœur de la mise en œuvre du projet de loi 109.
Alors que la découvrabilité constitue l’un des principaux défis de la musique québécoise, notamment dans un environnement numérique dominé par des plateformes étrangères, un financement structurant était essentiel pour soutenir les ambitions du Québec en la matière .
Rappeler l’urgence d’agir pour la musique
La SPACQ-AE rappelle que la musique québécoise fait face à des défis majeurs de visibilité et de découvrabilité, particulièrement auprès des jeunes publics, et que des investissements ciblés sont nécessaires pour assurer sa vitalité.
Elle réitère l’importance :
- d’investir dans la découvrabilité et la promotion collective;
- de moderniser les outils fiscaux;
- de soutenir les artistes entrepreneurs, au cœur de la production musicale au Québec.
La SPACQ-AE demeure disponible pour travailler avec le gouvernement afin d’assurer que les investissements en culture, notamment en audiovisuel, contribuent pleinement au développement et au rayonnement de la musique québécoise.
« Le budget pose certaines bases, mais il faudra aller plus loin pour répondre aux défis structurels de la musique. La SPACQ-AE est prête à collaborer pour construire des solutions durables et adaptées aux réalités du milieu. » mentionne Ariane Charbonneau, Directrice générale.
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Demandes médias
Ariane Charbonneau, Directrice générale SPACQ-AE
acharbonneau@spacq-ae.ca
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📸 Getty Images
*La forme du masculin a été utilisée afin d’alléger le texte de cette communication.





